| Un portrait de l'adoption locale
au Québec
En résumé, les conclusions suivantes
se dégagent de l'étude :
- Le fait d'être informés qu'il y a des enfants québécois
qui ont besoin d'être adoptés a été déterminant
dans la décision prise par plusieurs parents. Plusieurs parents
adoptants au Québec ont joué ce rôle d'information
auprès d'autres parents qui ont pris à leur tour la décision
d'adopter un enfant né au Québec.
- La majorité des parents souhaite ou a souhaité un jeune
enfant - moins de 2 ans. Lorsqu'une préférence relative
au sexe est exprimée, le plus souvent elle est en faveur des
filles, dans une proportion de 2 pour 1, alors qu'une majorité
de garçons ont été placés dans les familles
de notre échantillon (20 filles et 25 garçons sur 45 réponses
obtenues à cette question).
- Ces informations mettent en évidence qu'il peut être
particulièrement difficile de trouver des familles prêtes
à adopter un enfant avec un handicap mental (terme non défini
dans le questionnaire) ou un adolescent avec des problèmes.
- Plusieurs enfants présentaient des problèmes importants
de santé (7/48), des retards dans leur développement (21/48)
et/ou des problèmes de comportements modérés ou
sérieux (17/48) à leur arrivée dans la famille.
Pour la majorité il y a eu amélioration avec le temps.
Certains enfants restent cependant avec des séquelles plus ou
moins importantes.
- Quatorze répondants signalent avoir vécus des difficultés
à obtenir des services-et soins requis pour leurs enfants (18
enfants concernés). Psychologie, orthophonie, soins chirurgicaux,
médicaux, orthopédagogie, orthodontie sont parmi les services
identifiés.
- L'obtention d'informations sur l'enfant, sa situation et son histoire
de vie est un élément important dans la prise de décision
des parents adoptants et dans les soins donnés à leur
enfant par la suite. Il semble que cette transmission de l'information
soit, hélas, soumise aux aléas de la communication humaine
et connaisse quelques ratées.
- Les répondants identifient comme obstacles à la qualité
des services reçus des Centres Jeunesse et pistes d'amélioration
possible la charge de travail des intervenants et la compétences
de certains.
- La très grande majorité des parents adoptants rapportent
un support important de leurs parents, amis et/ou voisins.
- Le bilan que les répondants font de leur expérience
d'adoption d'un enfant né au Québec est très diversifié.
Pour certains il est clairement du côté du «très
très pénible»; pour d'autres il est explicitement « merveilleux
» ; pour d'autres encore il paraît être ces deux pôles
à la fois.
Source:
Geneviève Soucy,
L'écoute, journal de l'association
de parents pour l'adoption québécoise, octobre 1999
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