| Que faire lorsqu'on vous propose
un enfant
Voici le moment que vous avez tant attendu! Vous êtes
émus, excités et dans votre grande envie d'avoir un enfant
maintenant, vous avez un peu de difficulté à garder les
idées claires...
Nous avons réuni quelques pensées philosophiques
et questions pratiques à ce sujet en espérant qu 'elles
puissent vous éclairer. Il est important d'être honnête
avec soi-même face à ce que on a envie de vivre, de ne pas
craindre qu'on vous juge ou qu'on ne vous propose plus d'autre enfant
si vous en refusez un.
Ne cherchez pas à deviner ce que les intervenants
cherchent et ne répondez pas en fonction de ce que vous pensez
qu'ils veulent entendre. Sans chercher l'enfant parfait, il faut se permettre
de dire non si l'enfant ne s'approche pas assez de ce que l'on désire,
s'il ne correspond pas à notre projet de vie. Il faut aussi se
méfier de notre instinct de prendre un enfant sous notre aile coöte
que coöte, de se sentir d'emblée responsable de lui et ou coupable
de l'abandonner à son sort. Cet enfant n'est pas encore le vôtre...
Mesurez le risque et votre capacité à vivre avec ce risque,
en considérant:
- Les informations que vous avez
- Les informations que vous n'avez pas
- Ce que vous devinez...
N'hésiter pas à poser des questions
et à demander une rencontre avec les spécialistes ayant
évalué l'enfant. Ayant obtenu les réponses, faites
confiance à votre instinct. Faites une liste écrite des
pour et des contre. Cette liste ne concerne que vous, assurez-vous de
ne pas vous censurer! Les petites choses peuvent peser dans la balance,
même si vous n'en êtes pas très fier. Se relire plus
tard nous permet aussi parfois de dédramatiser!
Souvenez-vous que les intervenants que vous
rencontrerez désirent placer l'enfant, et vous le proposent parce
qu'ils considèrent que vous êtes en mesure de combler ses
besoins. Ce qui compte est de connaître vos limites, de distinguer
entre ce que vous êtes capable de faire et ce que vous avez envie
de vivre.
Quelle est votre impression de l'intervenant de l'enfant?
Vous serez appelé à le côtoyer pour un bon bout de
temps et aurez besoin d'obtenir sa collaboration. Vous êtes ceux
qui vivrez avec l'enfant. Il est important que l'intervenant aie confiance
en votre jugement et qu'il vous écoute.
Pouvez-vous vivre avec cet enfant et continuer d'être
heureux? Il ne s'agit pas pour vous de devenir un missionnaire,
mais bien d'enrichir votre vie en même temps que celle de l'enfant.
Quelques idées à considérer
- S'il y a quelqu 'un en qui vous avez confiance et qui connaît
vos attentes concernant un projet de vie avec un enfant, pourquoi ne
pas lui demander son avis, tout en vous souvenant qu'en fin de compte,
la décision est la vôtre.
- Si vous connaissez des enfants de l'âge de celui qu'on vous
propose, peut-être pouvez-vous vous faire une idée de ce
que qui vous attend en les observant, et éventuellement évaluer
les retards possibles de développement.
Quelques suggestions de points à aborder
- Situation juridique
- Ordonnance de placement
- Droits de visite du ou des parent(s) de naissance s'il y a lieu
- Evaluation du risque
- Conditions
- Risque d'abandon
- Parent(s) de naissance
- Relations avec eux s'il y a lieu
- Santé physique et mentale
- Santé physique de l'enfant
- Histoire de la naissance
- APGAR
- Périmètre crânien
- Temps de gestation
- Consommation d'alcool ou de drogue de la mère
- pendant la grossesse
- Maladies génétiques
- HIV (Test de dépistage)
- Hépatite
- Test d'urine à la naissance
- Santé mentale de l'enfant
- Historique de placement
- Développement cognitifet affectif
- Evaluation psychologique
- Evaluation du développement
Source:
L'écoute,
journal de l'association de parents pour l'adoption
québécoise, octobre 1998.
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