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Extrait de «Fleurs du monde»
(Journal de Familles au coeur québécois)
L'entrée à l'école: dire ou ne pas
dire...
À la veille de la rentrée scolaire, une question s'est
pointée le bout du nez : Doit-on avertir ou non l'enseignante
de notre enfant du fait que notre enfant a été adopté
? C'est la question que nous avons débattue avec trois enseignantes.
J'avoue que la question ne m'avait jamais effleurée l'esprit lors
de la rentrée à la maternelle de mes aînés
en 1995 et pas plus lors de celle de la cadette en 1997. Je dois également
avouer, qu'à cette époque j'avais peu ou pas de contact
avec d'autres familles adoptives et que l'association Familles au coeur
québécois n'existait pas ou en était encore à
ses débuts.
Bon voilà. Doit-on, oui ou non, avertir l'enseignante. C'est une
question qui n'a pas de réponse absolue, mais c'est plutôt
une affaire très personnelle. Dans l'affirmatif, il n'est certes
pas nécessaire de dévoiler tous les détails. L'exercice
peut commencer en milieu de garde ou encore à la rentrée
scolaire si l'on croit que de partager cette information facilitera l'adaptation
à l'école. D'ailleurs, l'enseignante se rendra compte dès
le premier contact avec les parents, surtout si l'enfant est d'une ethnie
différente de celle de ses parents, que l'enfant a été
adopté.
Le partage de ces renseignements n'est pas fait dans un but discriminatoire
ou si l'on peut dire de traitement de faveur, mais bien dans un but informatif.
L'enseignante sera ainsi sensibilisée à l'adoption, utilisera
peut-être un vocabulaire positif face à l'adoption, sécurisera
l'enfant adopté et y réfléchira peut-être à
deux fois avant de demander un travail quel qu'il soit sur la famille.
L'enseignante, en rencontrant les parents de l'enfant adopté,
aura une idée de ce que l'enfant sait de son adoption, de comment
il la vit, de la façon dont on en parle à la maison ou encore
des liens qu'il conserve ou non avec sa famille d'origine. Il sera alors
plus facile pour l'enseignante de gérer les questions qui peuvent
surgir et d'intégrer dans le vécu scolaire quotidien cette
forme de famille, comme tout autre forme de famille telles que les familles
monoparentales, les familles reconstituées, les familles d'accueil,
etc. Il sera aussi plus facile pour elle de répondre aux questions
posées, d'intervenir en cas de conflit et d'aider l'enfant adopté
à se défendre verbalement lors de remarques quelques fois
méchantes, racistes ou sarcastiques.
Le choix de révéler ou non les origines de notre enfant
en demeure cependant un très personnel.
Nycole Dumais
Extrait de Fleurs du monde, Automne 2001
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Pages de
Familles au coeur québécois
dans le site «Québecadoption.net»
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Date de publication: 17 novembre
2001
URL=http://www.quebecadoption.net/adoption/FACQ/journalFACQ/direounepasdire_2001.php
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