Cigogne
Été 1999

Situation au Guatelama

 

En janvier dernier l’UNICEF a publié un rapport accablant sur l’adoption internationale dans ce pays. Ce rapport a refait surface cet été et plusieurs provinces et pays se demandent même s’ils ne devraient pas cesser toute adoption au Guatemala jusqu’à ce que la situation soit changée.

De tout temps les ONG (Organisations Non Gouvernementales) s’opposent à l’adoption internationale car elles désirent que l’argent venant des pays étrangers serve uniquement à l’aide interne, à l’organisation de services pour la population. Les ONG veulent que les enfants gardent leur culture (existe-t-il une culture dans un orphelinat???), veulent que les enfants restent dans leur famille (même si la famille ne veut pas d’une autre bouche à nourrir?), veulent que le pays prennent en charge ces enfants dans des orphelinats (est-ce un avenir pour un enfant? ), veulent que ces enfants soient adoptés par des familles dans le pays (ces enfants en très grande majorité des mayas ne sont pas adoptés par des familles guatémaltèques qui préfèrent des enfants blancs).

«Au nom de toutes les familles du Québec qui ont adopté au Guatemala et qui se sentent partie intégrante de ce pays, nous vous demandons de laisser la porte ouverte pour que d’autres enfants guatémaltèques puissent trouver une famille qui les aime .»

Il y a eu plusieurs moyens mis de l’avant par les autorités guatémaltèques pour contrôler les adoptions. De même des Ambassades, comme celle du Canada, rencontrent une à une les mères biologiques pour vérifier si elles ont signé leur consentement en toute connaissance de cause; de même plusieurs Ambassades font passer un test d’ADN de la mère et du bébé le même jour.

Je ne dénoncerai jamais assez le harcèlement face aux adoptions au Guatemala car dans beaucoup d’autres pays, il existe, malheureusement, des situations telles que dénoncées dans le rapport. Pourquoi s’acharner sur ce pays où il y a tant d’enfants qui ont besoin d’une famille ? Il n’y a pas d’autres pays au monde qui ont 50 000 veuves à cause de la guerre civile. Je demande qu’on cesse de nuire à la réputation de nos enfants et de notre intégrité en faisant des allusions grotesques telles que lues dans des journaux récemment.

Au nom de toutes les familles du Québec qui ont adopté au Guatemala et qui se sentent partie intégrante de ce pays, nous vous demandons de laisser la porte ouverte pour que d’autres enfants guatémaltèques puissent trouver une famille qui les aime.


Claire-Marie Gagnon, Présidente de la FPAQ
La Cigogne, Été 1999

 

FPAQ

 

Pages de la Fédération des parents adoptants du Québec
dans le site «Québecadoption.net»

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  Publication: 11 août 1999
URL = http://www.quebecadoption.net/FPAQ/1999ete_guatemala.html