| Mot de la Présidente
Chers Membres,
Dans le dernier numéro du journal javais brossé un tableau plutôt sombre des possibilités dadoption à travers le monde. Javais parlé de rumeurs de problèmes au Vietnam; voilà quelles sont confirmées. Vous êtes probablement au courant quun couple québécois est resté près de 3 mois dans ce pays afin de finaliser ladoption de leur petit garçon Jacob. Douze autres couples espéraient que débloquent leurs adoptions dans deux orphelinats de la province de Kuan-Nam au Vietnam. Ces familles ont été prises en otage à cause de mésententes entre lorganisme et les autorités de la province. Le SAI a envoyé une représentante pour tenter de débloquer la situation. Cinq dossiers qui étaient en voie de finalisation ont abouti; cest donc cinq familles qui ont connu un heureux dénouement à ce cauchemar. Par contre pour les huit autres cest lincertitude, langoisse. Espérons quelles ne seront pas oubliées. Je serais curieuse de connaître le taux de stress subi par les personnes en attente dune adoption internationale. Même quand le processus se passe relativement bien. Avez-vous déjà songé que dans une adoption internationale il y a une cinquantaine de personnes entre le futur parent et son enfant et qu'à tout moment une de ces personnes peut utiliser son pouvoir pour faire attendre, pour arrêter le processus, pour demander d'autres documents ou de l'argent supplémentaire. Repensez à toutes ces personnes : le SAI, l'évaluateur, le Centre jeunesse, le médecin, le banquier, l'Ambassade, le notaire, l'organisme, lagence de voyage, puis dans le pays étranger encore plusieurs intermédiaires qui peuvent profiter de l'occasion pour affirmer leur ego... Quand je réfléchis à ça je me rends compte que chaque enfant qui est entré au Québec jumelé à sa famille est un miracle ! Et que les adultes qui passent au-travers sont profondément ébranlé par tout le processus.
Quil est difficile dêtre parent aujourdhui ! Pourtant nous devrions être encouragés, supportés par les autorités qui décrient le faible taux de natalité au Québec. Il y a dune part des adultes qui ne veulent pas faire denfants et dautre part, des personnes prêtent à tout pour aller chercher un enfant à lautre bout du monde. Cest vrai quil est difficile davoir une politique nataliste cohérente dans ces conditions ! Bonne lecture et écrivez-nous ! Claire-Marie Gagnon
Pages de la Fédération des
parents adoptants du Québec Publication: 14 décembre 2002 URL = http://www.quebecadoption.net/FPAQ/2002prin_presidente.html
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