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Comité des adoptants (...suite)
Dans les deux derniers numéros de La CIGOGNE, nous vous avions fait part de notre demande d'un Comité des adoptants pour faire contre-poids aux décisions du SAI. Dans les derniers mois, nous avons eu quelques rencontres dans les bureaux du ministre au MSSS (Ministère de la Santé et des Services Sociaux) en compagnie de Mme Luce de Bellefeuille et de la responsable de la qualité des services au MSSS, Mme Marie-Josée Guérette, d'un attaché politique et de deux autres employés du MSSS. Le ministère a fait des propositions à la FPAQ.
Nous avons l'impression d'avoir non seulement été
entendus par le gouvernement mais surtout reconnus. Nous sommes plus que
satisfaits de ce premier pas vers l'avant. Même si ce fut une somme
de travail énorme... nous sommes très contents de pouvoir
en savourer les fruits! Voir l'historique depuis le début du dossier
Claire-Marie Gagnon et Lucie
Bourassa
Demande d’un comité de défense des droits et des intérêts des parents adoptants du québec
Le 8 avril 2005, nous (Mme Lucie Bourassa et moi-même) sommes allées rencontrer M. Harold Fortin, attaché politique de Mme Margaret Delisle, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse et à la Réadaptation, pour lui présenter un document et discuter de notre demande de mettre sur pied un comité de défense des droits et des intérêts des parents adoptants et enfants adoptés du Québec. Nous lui avons présenté un document, adressé à M. Philippe Couillard dont voici les grandes lignes : Dans le système actuel, le SAI évacue complètement les parents des politiques et des orientations prises. Suite à de nombreuses plaintes de parents excédés par le contrôle excessif du Secrétariat à l'adoption internationale (SAI), par des abus de pouvoir ou par un manque de soutien, la Fédération des parents adoptants du Québec se voit dans l'obligation d’insister auprès du Ministre de la Santé et des Services sociaux afin qu'un tel comité soit mis sur pied et reconnu, et ce très rapidement. Dans le système actuel, le SAI évacue complètement les parents des politiques et des orientations prises. Pour défendre son pouvoir, le SAI invoque le principe de la primauté de l’intérêt de l’enfant dans le processus de l’adoption internationale. Ce faisant, le SAI oppose l’intérêt des enfants à celui des parents, présumant que les parents ne défendent que leurs propres intérêts sans égard à ceux de leurs enfants.
Les fonctionnaires du SAI, qui n’ont pourtant pas reçu de formation spécialisée leur permettant de jongler avec les subtiles notions psychologiques et sociologiques que sous-tend l’adoption internationale, s’arrogent des droits et des pouvoirs importants. Ces derniers, au lieu de supporter les familles, les écartent des décisions qui, pourtant, les regardent au premier chef. De plus, pour justifier l’absence totale des parents adoptants dans le processus de prise de décision, le SAI brandit chaque fois et, de façon outrageuse, le spectre du trafic d’enfants, ce qui fait taire illico toutes les revendications et même toute forme de discussion. Il est impératif que les parents adoptants reprennent sans délai le rôle qu’ils doivent tenir et qu’ils sont en droit d’exercer dans les institutions qui encadrent l’adoption internationale au Québec. Il est inconcevable que l’État ne confie le destin des familles adoptantes du Québec qu’à des comités d’experts coupés de la réalité et du concret de l’adoption internationale. Les parents sont les premières personnes concernées par les enjeux de l’adoption internationale et ils en sont pourtant actuellement écartés; ils se doivent d’être partie prenante des discussions portant sur tous les aspects de l’adoption internationale au Québec. C’est l’absence des parents dans les institutions encadrant l’adoption internationale au Québec qui ont mené aux dysfonctionnements actuels du SAI.
La nouvelle loi 3, qui entrera en vigueur en octobre 2005, accorde un pouvoir discrétionnaire encore plus grand au SAI, sans toutefois prévoir un mécanisme de régularisation qui permettrait aux parents adoptants de faire valoir leurs droits. Cette loi a été préparée dans le secret sans aucune consultation des parents face aux règlements, aux formulaires et autres modalités de la loi. Les parents sont tenus à l’écart par une politique de rétention et de contrôle de l’information. Cette façon de procéder alimente les rumeurs et nuit grandement à l’établissement d’un climat chaleureux et de confiance qui devrait prévaloir dans ce beau projet qu’est une adoption internationale. Pour remédier aux dysfonctionnements graves au sein du SAI, la FPAQ demande la formation d’un comité formé majoritairement de parents, comité qui aurait comme mandat de recevoir les plaintes des parents. Ce comité aurait un droit de consultation et celui de donner son avis sur les projets, les orientations et les politiques du SAI, tout en veillant à ce que soit respecté le Code d’éthique des organismes agréés. Ce modèle de participation du milieu existe sous de nombreuses formes dans l’État québécois, que ce soit sous la forme de comités des usagers, de conseils d’administration dans les centres hospitaliers ou les CLSC ou encore de conseils d’établissement dans le milieu scolaire. Ce comité est, à nos yeux, une solution tout à fait raisonnable qui permettrait enfin la prise en compte des intérêts légitimes des parents adoptants. La FPAQ a inclus un document exposant nos propositions concernant la structure, le mandat ainsi que les moyens d'action de ce comité. Nous poursuivons notre travail pour obtenir un comité dans les plus brefs délais. Nous croyons qu’un tel comité permettrait une harmonisation de nos politiques pour le plus grand intérêt des enfants et des parents concernés. Voir l'historique depuis le début du dossier Claire-Marie Gagnon,
Pages de la Fédération des
parents adoptants du Québec
Publication: 7 avril 2006
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