| Mot
de la Présidente
Chers Membres,
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| Hiver 2006 |
L’automne 2005 fut fertile en nouvelles
de toutes sortes concernant l’adoption, autant nationale qu’internationale.
Il y eut d’abord la chicane fédérale-provinciale concernant
la signature avec le Viêt-Nam d’une entente
en adoption internationale. Des enfants et des familles sont passées
très près d’être pénalisés pour
une querelle de juridiction entre Ottawa et le Québec. J’imagine
que les autorités vietnamiennes n’ont pas dû apprécier
être impliquées bien malgré elles dans cet imbroglio
!
Ensuite Paul Arcand est venu jeter de
l’huile sur un feu qui mijotait depuis trop longtemps: les enfants
de la DPJ ballottés d’une famille d’accueil à
l’autre. Son film : Les voleurs d’enfance
dénonce à grands traits les abus subis par des centaines
d’enfants qui devaient pourtant être protégés
par l’État. La ministre, Madame Margaret Delisle a justement
annoncé une réforme de la loi de la protection de la jeunesse
pour accélérer le placement permanent des enfants délaissés.
Ces changements plus musclés à la loi étaient réclamés
depuis longtemps par la DPJ et les intervenants en protection de la jeunesse.
Le film, par sa brutale réalité, est sûrement un atout
pour que soit adopté le projet de loi dans son intégralité.
Cette loi vise surtout l’intérêt supérieur des
enfants de se retrouver le plus tôt possible dans une famille permanente
où ils pourront créer des liens d’attachement durables,
sans être constamment écartelés entre leurs parents
de naissance et leur famille d’accueil.
L’Ukraine vient
de fermer ses portes à l’adoption internationale et la
Russie est bien décidée à resserrer les
critères d’admission à l’adoption principalement
parce que les familles qui ont adopté ne respectent pas leur engagement
de fournir les rapports-progrès demandés. L’an dernier,
la République populaire de Chine avait menacé
les organismes d’arrêter les adoptions s’ils ne recevaient
pas les rapports-progrès dans de brefs délais. Les pays
d’origine sont en droit de recevoir un suivi de l’adaptation
de leurs enfants d’autant plus que la Russie a appris la mort violente
de 11 enfants tués par leurs parents adoptifs ! Les familles devraient
considérer cette tâche comme une forme de remerciement envers
le pays qui leur a fait confiance pour élever un des leurs et qui
leur a donné un cadeau d’une valeur inestimable. Les parents
devraient aussi considérer leur responsabilité envers tous
les autres enfants restés en orphelinat qui aimeraient bien eux
aussi être jumelés avec une famille à l’étranger.
C’est une démarche essentielle pour rassurer les pays sur
le sort réservé à leurs enfants.
Cet
automne les derniers jalons ont été posés pour la
mise en place de l’assurance parentale en janvier
2006. Au moment de mettre sous presse, nous ne savons pas encore si nos
demandes répétées face à l’équité
des congés entre les parents de naissance et adoptifs ont été
mises en application. Nous suivons le dossier de près.
Enfin, à l’automne, la
nouvelle loi 3 sur l’adoption internationale a été
présentée à La Haye pour recevoir la ratification
du Québec à la Convention sur la protection des enfants
et la coopération en matière d’adoption internationale.
La loi entrera en vigueur en février 2006.
Claire-Marie Gagnon
Présidente
La Cigogne, Hiver 2006
Pages de la Fédération des
parents adoptants du Québec
dans le site «Québecadoption.net»

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Publication:
31 mars 2006
URL = http://www.quebecadoption.net/FPAQ/2006hiv_presidente.html
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