L'adoption interne ou locale au Québec
L'adoption internationale est la forme d'adoption
la plus fréquente au Québec (70-80% environ des adoptions
annuelles, mais les données sont pour le moins fragmentaires).
Cependant, il est aussi possible d'adopter des enfants québécois
au Québec, ce que nous appelons l'adoption interne ou locale
1.
Il faut noter qu'il est illégal au Québec de
faire de la publicité ou des démarches privées
pour compléter une adoption. L'adoption interne
est toujours faite sous le contrôle de l'État.
La démarche générale
et les différents moyens pour adopter au Québec.
Ce sont les Centres
Jeunesse du Québec 2, qui
relèvent du ministère de la Santé et des Services
sociaux, qui sont responsables de l'adoption interne. Le secrétariat
à l'adoption internationale n'a donc pas juridiction en ce domaine.
Les Centres jeunesse fonctionnent sur la base de 18 régions indépendantes
et c'est auprès du service d'adoption du Centre Jeunesse le plus
près de chez vous que vous devez déposer une demande pour
une adoption interne.
On peut lire la page de ce site sur l'évaluation
psychosociale, applicable à l'adoption internationale, car
la démarche en adoption locale est analogue.
Tous les parents adoptifs potentiels font l'objet d'une évaluation
psychosociale qui est essentiellement la même démarche
qu'en adoption internationale. Les évaluations dans les cas d'adoption
interne sont faites gratuitement par les intervenants psychosociaux
des Centres Jeunesse. Notez que nous n'avons jamais pu obtenir les critères
officiels de l'évaluation psychosociale pour l'adoption locale.
On pense que les intervenants s'inspirent de la loi de la protection
de la Jeunesse et possiblement des critères
d'évaluation en adoption internationale, mais il n'existe
pas de critères officiels publics à notre connaissance.
On peut aussi penser que certains évaluateurs s'inspirent de
la démarche utilisée dans le cas des familles d'accueil.
Le document «Le processus de sélection et les paramètres
d'évaluation des familles postulantes à titre de familles
d'accueil» présente la démarche d'évaluation.
Vous trouverez les dispositions législatives à l'adoption
interne et internationale dans la section procédures du site
(Aperçu
de la législation québécoise).
Il y existe quatre voies possibles pour réaliser une adoption
interne:
- l'adoption spéciale
- l'adoption régulière;
- l'adoption en famille d'accueil;
- l'accueil en vue d'une adoption (adoption en banque mixte).
L'adoption spéciale est l'adoption par un membre de
la famille d'origine de l'enfant ou par le conjoint d'un des parents.
On dit qu'elle est spéciale parce que l'article 555 du code civil
utilise le terme "consentement spécial".
Art. 555
Le consentement à l'adoption peut être général
ou spécial. Le consentement spécial ne peut être
donné qu'en faveur d'un ascendant de l'enfant, d'un parent
en ligne collatérale jusqu'au troisième degré
ou du conjoint de cet ascendant ou parent; il peut également
être donné en faveur du conjoint ou du concubin du père
ou de la mère, si, étant concubins, ces derniers cohabitent
depuis au moins trois ans.
L'adoption régulière consiste en l'adoption d'un
enfant confié en adoption, le plus souvent un nouveau-né,
mais parfois un enfant jusqu'à environ 4 ans, en vertu du consentement
volontaire de ses parents de naissance. Pour réaliser une telle
adoption, il faut s'inscrire sur la liste d'attente du Centre jeunesse
de sa région. L'attente est de l'ordre de 6 ans en moyenne (selon
un article sur Canoë voir référence ci-dessous),
le site Internet du Centre
Jeunesse de Québec l'évalue à 4-5 ans.
L'adoption par une famille d'accueil est une situation particulière
dans laquelle une famille, qui a la garde d'un enfant à titre
de famille d'accueil depuis un certain temps, adopte cet enfant. Cela
se produit lorsque l'intervenant(e) social(e), qui supervise le placement
de l'enfant en famille d'accueil, conclut qu'il serait dans l'intérêt
de cet enfant d'être adopté plutôt que de retourner
dans sa famille d'origine. Ce type d'adoption intervient le plus souvent
sur la proposition de l'intervenant(e) psychosocial, notamment lors
de la révision statutaire du dossier de l'enfant tous les deux
ans. Dans ce cas, les parents d'accueil ne sont pas inscrits sur une
liste en vue d'une adoption. Rien ne garantit qu'un enfant placé
dans une famille d'accueil devienne un jour adoptable pour celle-ci.
Si on veut être plus certain de pouvoir adopter, il faut s'inscrire
au programme d'adoption en banque mixte.
«L'an dernier - du 1er avril 2007 au 31
mars 2008 -, il y a eu 296 adoptions québécoises.»
(Les quatre formes d'adoption sont incluses,
source : Un guide pour les gais désirant adopter un enfant,
La Presse, 17 mai 2008)
L'accueil en vue d'une adoption, qu'on appelle communément
« adoption en banque mixte » a été
mis en place à titre de projet dans quelques régions du
Québec en 1988; présentement, elle est devenue un mode
d'adoption locale dans toutes les régions. Cette expression éminemment
technocratique signifie que les Centres Jeunesse maintiennent une « banque »
de noms dadoptants potentiels (une liste de noms). Le terme "mixte"
vient du fait que l'adoption se fait en 2 étapes: d'abord le
placement des enfants en famille daccueil, puis l'adoption, si
la Cour du Québec conclut que c'est la meilleure solution pour
l'enfant (banque = liste de noms, mixte = accueil + adoption). On
aurait avantage à abandonner cette expression à notre
avis plutôt laide au profit de l'expression «accueil en
vue d'une adoption».
L'accueil en vue d'une adoption est un programme qui fonctionne comme
suit:
- les services sociaux des Centres jeunesse identifient des enfants
à haut risque d'abandon, c'est-à-dire qui ont une
forte probabilité de devenir adoptables (on pense que la situation
de la famille d'origine a hélas peu de chance de se rétablir
et que la Cour devrait probablement les déclarer adoptables);
- ces enfants proviennent de familles en difficulté
par exemple parce que:
- le mode de vie des parents est désorganisé;
- il peut s'agir d'une jeune mère seule et incapable de
prendre soin de l'enfant;
- il y a d'autres enfants déjà en placement avec
peu de contact avec les parents de naissance;
- il s'agit d'une situation impliquant la drogue ou la prostitution.
Etc.
Bref, il s'agit de cas où les services de protection de la
jeunesse interviennent en faveur de l'enfant pour le placer dans un
milieu plus stable et plus favorable à son développement;
- les enfants, préalablement évalué en vue d'un
projet d'adoption, sont donc placés en famille d'accueil
chez des familles choisies dans la banque mixte (étape du jumelage);
- ensuite, en vertu de la loi de la Protection de la Jeunesse, les
services sociaux doivent continuer de travailler avec les parents
de naissance et de suivre les contacts entre l'enfant et ses parents
de naissance. Le premier objectif inscrit dans la loi est le retour
de l'enfant dans sa famille de naissance;
- lorsque les intervenants arrivent à la conclusion que les
parents de naissance ne pourront pas reprendre charge de l'enfant,
une requête est faite à la Cour, par le Centre Jeunesse,
pour obtenir un jugement d'admissibilité à l'adoption
ou encore les parents de naissance peuvent donner de leur plein gré
leur consentement à l'adoption;
- l'intervenant social doit alors prouver au juge que l'intérêt
de l'enfant est d'être adopté par sa famille d'accueil.
C'est alors le juge qui prend la décision;
- le tribunal peut refuser l'admissibilité à l'adoption
et ordonner soit que l'enfant retourne dans sa famille d'origine,
soit qu'il soit placé en famille d'accueil jusqu'à sa
majorité, généralement dans la famille banque
mixte, soit qu'il soit placé en tutelle ou adopté par
un autre membre de sa famille d'origine (adoption intrafamiliale);
- dans le cas où l'enfant est placé en permanence chez
la famille banque mixte, cela signifie que vous ne serez jamais ses
parents légaux, mais aussi que l'enfant pourra demeurer chez
vous jusqu'à 18 ans (avec ou sans visite de ses parents de
naissance).
- «On évalue à environ 90% le nombre d’enfants
de la banque mixte qui deviennent admissibles à l’adoption,
alors que seulement 8 à 9 % d’entre eux retourneront
auprès de leurs parents ou feront l’objet d’une
autre mesure de protection à long terme.
- «Selon les statistiques sur l’application du programme
d’aide financière à l’adoption entre les
années 2000 et 2003 (MSSS, 2004), 60% des enfants adoptés
pendant cette période l’ont été par une
famille de la banque mixte, alors que 29 % l’ont été
par une famille d’accueil régulière, le dernier
11 % ayant fait l’objet d’une adoption par une famille
d’accueil spécifique, c’est-à-dire issue
de l’entourage de l’enfant. Il s’agirait le plus
souvent d’une adoption intrafamiliale. Toujours selon la même
source, seulement 11% des enfants adoptés pendant cette période
étaient âgés d’un an et moins. »
Source: Rapport du groupe de travail sur le régime québécois
de l’adoption
sous la présidence de Carmen Lavallée, p.17, 30 mars
2007.

Questions et réponses
sur l'adoption locale ou interne au Québec
- Quelles sont les conditions de l'adoption
interne au Québec?
- Au Québec, on peut faire une demande d'adoption peut
importe qu'on soit célibataire, marié, uni civilement
ou conjoint de fait;
- l’adoption d'un enfant non relié par le sang de
même que l'adoption de l'enfant du conjoint est possible
pour les conjoints de même sexe ou non;
- l’adoption doit être dans l’intérêt
de l’enfant;
- il faut être âgé d’au moins 18 ans;
- il faut avoir au moins 18 ans de plus que l’enfant, sauf
s’il s’agit de l’enfant de votre conjoint;
- les parents de naissance doivent donner leur consentement à
l’adoption de leur enfant mineur, à moins qu’ils
l’aient abandonné ou que le tribunal leur ait retiré
leurs droits parentaux après intervention de la Direction
de la protection de la Jeunesse;
- l’enfant doit consentir à l’adoption s’il
est âgé de 10 ans et plus. Le tribunal peut prononcer
l’adoption malgré le refus d’un enfant de moins
de 14 ans, mais le refus d’un enfant de 14 ans et plus bloque
l’adoption.
Voilà sous forme synthétique les conditions légales.
Il faut par ailleurs subir une évaluation psychosolciale par
le Centre Jeunesse. Nous n'avons jamais trouvé un document
expliquant les critères de cette évaluation. En principe,
ils doivent ressembler aux critères de lévaluation en
'adoption internationale, mais en pratique les intervenants qui procèdent
aux évaluations ont carte blanche. Par exemple, on nous a dit
qu'une région exigeait que les adoptants divorcés le
soit depuis au moins trois ans. Cela n'est écrit nulle part
et c'est totalement arbitraire.
- Est-ce qu'une personne célibataire
peut adopter?
Oui, mais les Centres Jeunesse recherchent de préférence
des couples pour l'accueil en vue d'une adoption. On estime que la
proportion des célibataires en adoption locale est de 5% à
8%.
- Est-ce qu'on peut adopter une personne
majeure ?
Oui, mais, en règle générale, il faut que l’adoptant
ait agi auprès d’elle comme un parent lorsqu’elle
était mineure. Par exemple, si vous vivez avec une personne
qui a un enfant majeur et que vous avez joué le rôle
de père ou mère auprès de cette personne dans
son enfance ou son adolescence, vous pourriez demander de l'adopter.
Évidemment, comme elle est majeure, cette personne doit consentir
à l'adoption pour devenir votre fils ou votre fille. La procédure
doit être faite devant la Chambre de la jeunesse de la Cour
du Québec même si l'adopté est un adulte.
- Les parents de naissance peuvent-ils
retirer leur consentement à l’adoption ?
Lorsque leur consentement est requis (adoption régulière
ou spéciale), les parents de naissance ont 30 jours pour retirer
leur consentement et l’enfant doit alors leur être rendu.
Après ce délai de 30 jours, un parent de naissance qui
change d’idée doit demander au tribunal qu’on lui
remette l’enfant et cela avant que soit rendue l’ordonnance
de placement de l’enfant en vue de son adoption.
- Quels sont les frais reliés
à l'adoption d'un enfant au Québec ?
Aucun. C'est gratuit, sauf possiblement des frais de documents légaux
et si vous prenez un avocat pour vous aider dans les démarches
légales, ce qui n'est pas absolument nécessaire.
- Combien de temps prend une adoption
locale?
Pour l'adoption régulière: plusieurs années (6
à 8 ans grosso modo), mais il y a des chanceux. Par exemple,
on nous a directement rapporté le cas d'un couple qui ont adopté
un enfant de race noire en quelques semaines seulement après
leur demande. Hélas cela révèle peut-être
une certaine dose de préjugés ou d'ethnophobie même
ches les adoptants bien que la grande majorité d'entre eux
vont vous dire qu'ils préfèrent ce chois parce qu'ils
craignent le racisme des autres dans leur milieu, ce qui est parfois
la réalité des familles multiraciales même au
Québec.
Pour l'accueil en vue d'une adoption (banque mixte), c'est plus difficile
à dire. Il n'existe aucune donnée statistique sur le
sujet. Cela varie dans le temps et selon les régions. Il y
a d'abord une période d'attente avant d'être évalué.
Ce délai varie d'une région à l'autre (de quelques
mois à plus d'un an d'après les courriels que nous recevons).
Ensuite, l'attente pour avoir un enfant placé chez vous peut
être courte car les besoins sont grands. Les sites Internet
des Centres Jeunesse mentionnent une attente de 0 à 24 mois
pour un enfant de 0-2 ans, l'attente est plus courte si vous acceptez
un enfant plus âgé. Le processus judiciaire peut prendre
n'importe quoi entre, disons un minimum d'un an, en moyenne 3-4 ans,
d'après ce qu'on nous a dit. Dans certains cas, l'adoption
ne se produit jamais lorsque la Cour décide que lenfant
doit retourner chez ses parents de naissance. Ou encore, la Cour peut
décider de placer l'enfant chez vous jusqu'à sa majorité
(vous devenez sa famille d'accueil permanente).
Pour l'adoption spéciale: cela dépend si l'adoption
est contesté ou non en Cour. Si tout le monde est d'accord,
la durée du processus peut être proche des minima légaux.
- Quelles sont les procédures
?
C'est assez simple. Contactez le service d'adoption de votre Centre
Jeunesse, on vous donnera tous les détails et on vous aidera
au fil des mois. Voir les coordonnées des
Centre jeunesse ci-dessous.
La première étape est l'évaluation psychosociale.
Si vous êtes accepté, vous serez contacté après
une période d'attente pour le placement d'un enfant chez vous.
Dans le cas de l'accueil en vue d'une adoption (banque mixte), vous
devenez alors la famille d'accueil de l'enfant en vue de son adoption.
La procédure se fait en deux étapes, même pour
l'adoption par le conjoint. En premier lieur, vous obtiendrez une
ordonnance de placement de la Cour du Québec (cette étape
n'est pas requise pour une personne majeure). Ensuite, il y a un minimum
légal de 6 mois après l'ordonnance de placement avant
de pouvoir obtenir le jugement d'adoption (la Cour a le pouvoir de
réduire ce minimum jusqu'à pas moins de 3 mois). En
pratique, dans le cas de l'accueil en vue de l'adoption, les délais
sont plus longs que ces minimums légaux, comme mentionné
ci-dessus.
- Quel nom portera l’enfant adopté
?
Le tribunal accorde le prénom et le nom que vous avez choisis
au moment de l'ordonnance de placement dans votre famille. Le tribunal
peut lui laisser ses nom et prénom d’origine si l’enfant
le désire.
- Quelles sont les procédures
pour adopter l'enfant de mon nouveau conjoint?
C'est passablement plus compliqué que nous le pensions. Voici
les grandes lignes.
Il faut faire une requête à la Cour du Québec,
Chambre de la Jeunesse. Si les deux parents de naissance sont reconnus,
notamment sur l'acte de naissance, ils doivent tous les deux consentir
à l'adoption. Si un seul parent est légalement reconnu
ou que l'autre parent est décédé, un parent peut
consentir seul à l'adoption.
Si les deux parents sont reconnus et que l'un des parents de naissance
ne peut être rejoint ou qu'il ne s'est pas occupé de
l'enfant depuis des années, il faut d'abord démontrer
au tribunal qu'on a tenté de le rejoindre. Si l'un des parents
refuse son consentement, cela empêche en général
l'adoption à moins qu'on puisse obtenir du tribunal la déchéance
de son autorité parentale, ce qui requiert des motifs graves
et peut être difficile à prouver.
Pour les détails voir notre page sur l'adoption
intrafamiliale ou par le conjoint.
- Est-ce qu'il faut être marié
pour adopter l'enfant de mon conjoint?
Cet article de la loi répond à cette question:
- Art. 555
- Le consentement à l'adoption peut être général
ou spécial. Le consentement spécial ne peut être
donné qu'en faveur d'un ascendant de l'enfant, d'un parent
en ligne collatérale jusqu'au troisième degré
ou du conjoint de cet ascendant ou parent; il peut également
être donné en faveur du conjoint ou du concubin du
père ou de la mère, si, étant concubins,
ces derniers cohabitent depuis au moins trois ans.
La dernière partie de l'article signifie que, si on est marié,
l'adoption peut se faire sans restriction sur la durée du mariage,
mais, si on est seulement conjoint de fait, il faut cohabiter depuis
au moins trois ans. Notez que cela signifie qu'il faut être
présentement marié, si on a ensuite divorcé,
on ne peut pas adopter même si on a élevé l'enfant
durant des années. De même, il faut présentement
cohabiter avec le parent de naissance; il ne suffit pas d'avoir cohabiter
trois ans dans le passé.
- Qu'est-ce que l'évaluation psychosociale
?
C'est une procédure lors de laquelle le service d'adoption
du Centre jeunesse évaluera si votre foyer est acceptable pour
accueillir un enfant. Vous serez rencontré à plusieurs
reprises, y compris chez vous et on vous posera des dizaines de questions.
On vous demandera aussi de soumettre des documents. On pense que les
intervenants s'inspirent de la loi de la protection de la Jeunesse
et possiblement des critères
d'évaluation en adoption internationale, mais il n'existe
pas de critères officiels publics à notre connaissance.
Il n'existe pas non plus de liste de documents requis, mais on peut
penser qu'on demande une preuve de citoyenneté, de résidence,
de revenus, etc., bref tout ce qui est pertinent pour évaluer
si vous pouvez prendre soin d'un enfant. Pour être accepté
dans la banque mixte, on évaluera aussi avec vous la possibilité
que vous perdiez l'enfant sur décision de la Cour et qu'elles
seront vos réactions, vos sentiments si l'adoption n'est pas
complétée. On évaluera aussi votre degré
d'ouverture aux contacts entre l'enfant et ses parents de naissance.
- Comment puis-je me préparer à
l'évaluation ?
Bien qu'elles aient été rédigées
en pensant à l'adoption internationale, les pages «une
réflexion s'impose» et «mythes
et réalités» de la section préadoption
contiennent des éléments de réflexion utiles
pour vous préparer à l'évaluation psychosociale.
- Quel est l'état de santé
des enfants ?
La santé des enfants est très variable selon les conditions
lors de la grossesse et de la petite enfance. L'avantage est que votre
intervenant du Centre Jeunesse peut avoir beaucoup de détails
sur la santé de l'enfant, mais cela ne signifie pas qu'on vous
dira tout; vous n'avez pas directement accès au dossier médical.
Chaque Centre est indépendant et chaque professionnel fait
son travail comme il ou elle l'entend. L'un des problèmes à
craindre est le syndrome d'alcoolisation foetale (voir section santé)
résultant de la consommation d'alcool durant la grossesse.
Comme les enfants identifiés pour la banque mixte sont des
enfants dans une famille en difficulté, il est évident
que leur santé physique et mentale peut être plus ou
moins bonne.
- Mon mari est militaire et il peut
arriver qu'il soit amené à déménager souvent.
Est-ce que si nous commençons avec l'enfant en famille d'accueil
et que nous déménagions ... est-ce que nous perdrons
l'enfant ?
Franchement, je ne sais pas la réponse à cette question.
On peut supposer que cela sera discuté lors de l'évaluation
et vous pourriez être refusée même comme famille
d'accueil. Logiquement, comme les services sociaux doivent assurer
un suivi sur l'enfant lors de la phase de placement (option banque
mixte), que l'enfant a besoin de continuité et qu'en plus les
parents de naissance ont un droit de visite avant l'adoption, cela
me semble assez problématique, même dans le cas d'un
déménagement dans une autre région du Québec.
Je ne peux pas confirmer que c'est impossible, mais cela me semble
assez difficile sans garantir qu'au moins un des parents réside
au même endroit pour la durée du processus. Dans le cas
d'une adoption régulière, elle deviendrait une adoption
hors de la province qui devrait se faire selon les lois du lieu de
résidence, encore plus problématique.
- Au Québec, lorsqu'on adopte
un enfant et que nous avons les papiers d'adoption, est-ce que les
parents peuvent revenir prendre l'enfant ?
Non. Une fois confirmée par la Cour du Québec l'adoption
est plénière (elle coupe tout lien légaux avec
les parents de naissance)
- Est-ce qu'il y a contact avec les parents
de naissance ?
Au Québec, l'adoption est plénière, c'est-à-dire
qu'en principe l'adoption coupe tous les liens entre les parents de
naissance et l'enfant (au moins jusqu'à ce que celui-ci soit
en âge de demander des retrouvailles).
En adoption régulière, il est possible que les
parents de naissance demandent de conserver la possibilité
d'un contact avec l'enfant. Mais il faut noter que la loi prévoit
qu'il est interdit de poser quelque condition que ce soit pour donner
son consentement à l'adoption. Ce souhait des parents de naissance
n'a donc aucune valeur légale, en fait il peut même empêcher
l'adoption s'il est mis à la connaissance du tribunal. Il s'agit
donc d'une demande qui doit demeurer informelle. Tout de même,
le Centre jeunesse peut offrir l'enfant à des parents adoptifs
qui acceptent cette possibilité. Il y a alors une entente morale,
sans valeur légale et donc révocable en tout temps,
à l'effet que l'adoption demeurera ouverte, c'est-à-dire
que les parents de naissance pourront avoir certains contacts avec
l'enfant. Vous n'êtes pas obligé d'accepter cette possibilité.
De toute façon, l'adoption est toujours plénière
au Québec (elle coupe tout lien juridique de filiation) et
vous pouvez en tout temps refuser le contact avec la famille d'origine.
En accueil en vue d'une adoption (banque mixte), le contact
entre l'enfant et ses parents de naissance doit être accepté
par la famille d'accueil banque-mixte, au moins durant la période
où l'enfant est en famille d'accueil. Il arrive rarement que
la Cour interdise tout contact entre l'enfant et ses parents de naissance,
mais le DPJ peut en contrôler la nature et la fréquence.
Ces contacts peuvent être faits librement, mais le plus souvent
ils se font sous supervision du Centre Jeunesse, selon des modalités
déterminées par l'intervenant(e) social(e) responsable
du dossier de l'enfant. Les aspects pratiques des contacts (moment,
durée, lieu, etc.) sont convenus par toutes les personnes concernées,
mais évidememnt il faut parfois faire des compromis. Les parents
d'accueil sont rarement présents lors des contact de l'enfant
avec ses parents de naissance. Après l'adoption, la situation
est la même qu'en adoption régulière. Mais, si
vous voulez, vous pouvez décider de maintenir le contact de
l'enfant avec les parents de naissance.
Autrement dit, l'adoption ouverte n'a pas d'existence légale
au Québec, mais en principe elle existe et cela peut être
une très bonne chose pour l'enfant lorsque c'est possible dans
le respect de toutes les parties.
- Combien y a-t-il d'adoptions internes
au Québec ?
En raison de la régionalisation des services, il est difficile
de dresser un bilan provincial de ladoption interne au Québec.
Les chiffres ne distinguent pas les adoptions reliées par le
sang (intrafamiliales) des adoptions non reliées par le sang.
Voici les statistiques publiées par l'Association des Centres
Jeunesse:
Années |

|
Enfants hébergés |
|
Nombre d'adoptions d'enfants québécois
réalisées en cours d'année |
2006-2007 |
1 |
10 078 |
|
336 |
2005-2006 |
1 |
10 014 |
|
331 |
2004-2005 |
2 |
12 712 |
|
272 |
2003-2004 |
3 |
13 415 |

|
299 |
2002-2003 |
3 |
12 967 |
|
261 |
2001-2002 |
3 |
13 573 |
|
274 |
(environ 70% des enfants hébergés sont en familles
d'accueil)
Source:
1- Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse -
2007, www.acjq.qc.ca
2- Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse -
2006, www.acjq.qc.ca
3- Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse -
2005, www.acjq.qc.ca
|
Par ailleurs, dans la région de Montréal, il se fait
environ 8 à 10 adoptions régulières par an (nouveaux-nés).
Selon les années, il y a en plus de 10 à 20 adoptions
réalisées par des familles d'accueil et autant d'adoptions
par des familles de la banque mixte (dont le nombre est beaucoup plus
petit que les familles d'accueil normales). Donc, on parle de 35 à
50 adoptions dans la région de Montréal (renseignements
obtenus en 1997 - le nombre d'adoption pour 2004-2005 est 61).
Pour la période d’octobre 1988 au 31 mars 2004, le Service
Adoption du Centre Jeunesse de Montréal a procédé
à 539 placements d’enfants dans des familles Banque mixte.
Pour les 438 enfants dont les dossiers sont fermés :
- 396 ou 90% sont devenus légalement admissibles à
l’adoption;
- 20 enfants ou 4% sont retournés dans leur famille d’origine.
Depuis 1995, huit (8) enfants ont fait l’objet d’un
tel retour. Deux de ces enfants avaient fait un séjour
de moins d’un mois dans une famille d’accueil Banque
mixte. Ultérieurement, trois d’entre eux sont revenus
dans le réseau de placement, dont une fillette qui a été
replacée dans la même famille Banque mixte;
- 19 enfants ou 4% ont été déplacés
vers un autre type de ressources (famille d’accueil régulière
ou ressource de réadaptation…).
Source: Centre Jeunesse de Montréal, Banque
mixte, page du site Internet du CJ.
Voici un sommaire des interventions du Centre Jeunesse de la région
de Montréal auprès des enfants en difficultés:
| Centre Jeunesse de Montréal |
Données
du rapport annuel
2004-2005 |
| Nombre de jeunes ayant reçu
des services |
12941 |
| Intervention en milieu naturel
ou famille d'origine |
8472 |
| Nombre de placements en ressources
dhébergement (famille daccueil ou autre) |
4442 |
| Nombre d'enfants en processus
d'adoption excluant les adoptions internationales auxquelles
le Centre Jeunesse participe |
124 |
| Enfants légalement adoptés
dans lannée (incluant les adoptions intrafamiliales) |
61 |
| Intervention en recherches dantécédents
et retrouvailles |
740 |
| Source : Centre Jeunesse de
Montréal, rapport annuel 2004-2005 |
Ainsi, le nombre des adoptions internes de la région de Montréal
représente seulement 1,3% des placements effectués en
2004-2005. À notre avis, cela est dû à un fort
biais en faveur de la famille d'origine, autant dans notre loi que
chez les intervenants (sociaux autant que légaux et professionnels).
Autre donnée: en 2006, 6000 enfants avaient fait l'objet d'un
placement jusqu'à majorité, dont 2000 avaient moins
de 12 ans (Source: Commission des Affaires sociales, projet de loi
125, 5 juin 2006). Les mêmes données dans un autre rapport:
au 31 mars 2006, 5784 enfants faisaient l’objet d’une
mesure de protection de la jeunesse prononcée jusqu’à
leur majorité, contre 331 enfants domiciliés au Québec
qui ont fait l’objet d’un jugement d’adoption en
2005-2006. Bilan des directeurs de la protection de la jeunesse-2006,
Association des centres jeunesse, 2006, p. 14-16.
On trouve aussi quelques données additionnelles dans le rapport
du Groupe de travail sur l'adoption:
« À titre d’exemple, au Centre Jeunesse
de Montréal, en 2004, le nombre de consentements à
l’adoption était de 18 (5 à la naissance et
13 en cours de prise en charge), alors que le nombre de déclarations
judiciaires d’admissibilité à l’adoption
se situait à 41. En 2005, on comptait 16 consentements (10
à la naissance et 6 en cours de prise en charge) pour 55
déclarations judiciaires d’admissibilité à
l’adoption. En 2006, le nombre de consentements se chiffrait
à 15 (8 à la naissance et 7 en cours de prise en charge),
contre 57 déclarations judiciaires d’admissibilité
à l’adoption.
... En effet, le nombre d'adoptions d'enfants québécois
qui sont réalisées par l'entremise du directeur (de
la protection de la jeunesse) était de 186 en 1998-1999,
contre 325 en 2005-2006.»
Source: Rapport du groupe de travail sur le régime québécois
de l’adoption
sous la présidence de Carmen Lavallée, p.18, 30 mars
2007.
- Existe-t-il des données sur
l'adoption par les conjoints de même sexe?
La réponse rapide: non. Toutefois, voici le portrait dressé
pour la région de Montréal:
« Voici les données du programme d'adoption en banque
mixte (famille d'accueil en vue d'une adoption) par des couples ou
personnes homoparentales pour le service d'adoption de Montréal:
- période 2003-mai 2007: 5 jugements d'adoption finalisés,
- mai 2007: 16 couples homoparentaux ont un enfant en banque mixte,
12 couples masculins, 4 féminins,
- en moyenne, le service suit environ 50 dossiers banque mixte par
année au total (famille d'accueil en vue d'une adoption).»
Michel Carignan, chef du service d'adoption, DPJ Montréal,
15 mai 2007
lors de l'atelier: Homoparentalité par adoption: Où
en sommes-nous?
organisé par l'association l'Alternative
Note de l'édimestre: Les données ci-dessus permettent
d'avancer les hypothèses suivantes:
- avec les associations de parents présentes, nous sommes
venus à la conclusion que pour l'ensemble du Québec
il y a eu depuis l'adoption de la loi de 2002 environ une quinzaine
de jugements d'adoption à l'égard de personnes ou
couple homoparentaux.
-
il doit y avoir environ tout au plus une trentaine de projets
banque mixte concernant des personnes ou couples homparentaux dans
l'ensemble du Québec au printemps 2007.
-
malgré tout, ces données sont très encourageantes
pour les personnes homosexuelles. Les intervenants ont été
formés, les juges prononcent des jugements et ce qui, il
y a seulement 5 ans, n'était qu'un rêve est maintenant
une réalité. Tout de même, 30% des dossiers
banque mixte du service d'adoption de Montréal sont des couples
homoparentaux !
- Est-il possible d'adopter des enfants
autochtones ?
En principe oui, toutefois les bandes autochtones préfèrent
placer les enfants au sein même de leur communauté de
sorte qu'il est exceptionnel qu'un enfant soit offert en adoption
en dehors de la bande.
- Est-ce que tous les enfants en adoption
interne sont caucasiens ?
Non, il est possible que des enfants d'autres origines
raciales soient offerts en adoption. Les parents adoptants qui accepteraient
d'adopter ces enfants peuvent voir leur délai d'attente réduit.

Les avantages et les inconvénients
Il faut savoir que:
- il n'y a pas de garantie absolue que vous pourrez adopter
l'enfant qui vous est confié; c'est la Cour qui décide;
- cependant, l'expérience a montré que l'adoption est
effectivement complétée dans 90-93% des cas (information
verbale d'un Centre Jeunesse, aucune donnée statistique connue);
- il faut environ 18 mois pour avoir la garde de l'enfant en famille
d'accueil, dépendant du type d'enfant désiré
(par exemple, on l'obtient plus rapidement si on accepte d'accueillir
un enfant de couleur ou ayant des besoins spéciaux);
- l'adoption est complétée au plus en trois ou quatre
ans au total;
- les enfants sont autant des filles que des garçons et aussi
bien des nouveaux-nés que des enfants plus âgés;
- vous déterminez avec quel type d'enfant vous souhaitez être
jumelé lors de votre évaluation.
Comparaison
des risques et des délais de l'adoption québécoise
en banque-mixte et de l'adoption internationale |
Adoption interne québécoise |
Adoption internationale |
Environ 18 mois avant que l'enfant soit
à la maison.
3 ou 4 ans pour compléter l'adoption. |
Plus rapide dans quelques pays d'origine,
mais le délai de l'adoption interne est comparable
à l'adoption internationale dans plusieurs autres
pays. |
90-93% de certitude que l'adoption sera
complétée. |
Pas de statistique officielle mais il est
certain que l'adoption n'est pas garantie à 100%. |
| En principe: risques moins élevés
au plan de la santé parce que le passé de
l'enfant est mieux connu.
En pratique: parfois des zones d'incertitude,
notamment en rapport avec le syndrome d'alcoolisation foetale
causé par les mères enceintes consommant de
l'alcool (voir section santé). |
En principe: risques plus élevés
au plan de la santé parce que les antécédents
de l'enfant sont le plus souvent mal établis.
En pratique: l'état de santé
est différent d'un pays à l'autre et chaque
cas est particulier. Nous publions tout ce que nous pouvons
trouver dans la section santé de ce site. |
| Sous toute réserve bien sûr
selon les personnes:
Plus grand investissement émotif si
l'adoption échoue après le placement en famille
d'accueil parce qu'on se sera attaché à un
enfant durant plusieurs mois. |
Sous toute réserve bien sûr
selon les personnes:
Moins grand investissement émotif relativement
à un échec avant l'arrivée de l'enfant
au Québec, parce que l'enfant est loin et qu'on sait
souvent très peu de lui lors de la proposition.
Cependant, certains parents qui ont connu
un échec après une proposition vous diront
avoir eu une grande peine même s'il n'avait qu'un
nom avec ou sans photo. |
| Possiblement un sentiment de sécurité
plus grand parce que tout se passe au Québec avec
un seul intervenant(e) social(e).
Évidemment, l'envers de la médaille
est qu'on peut mal s'entendre avec l'intervenant, mais soyons
optimistes. |
Possiblement un sentiment d'insécurité
plus grand parce que l'essentiel se passe à l'étranger
le plus souvent par l'intermédiaire d'un organisme
québécois ne contrôlant pas ce qui se
passe là-bas. |
| Une seule loi s'applique, mais il y a
en pratique une variabilité d'interprétation
d'une région à l'autre, voire d'un intervenant
à l'autre. |
Une seule loi au Québec, mais autant
de loi qu'il y a de pays d'origine. Grande variabilité
des processus, problèmes, joies et peines |
| La pire erreur à commettre est de
choisir ce mode d'adoption parce qu'on pense que l'enfant
sera "comme un vrai", "cela ne paraîtra
pas qu'il est adopté". Un enfant de l'adoption
locale est un enfant qui a été abandonné.
Il peut souffrir de troubles de l'attachement. Même
s'il n'en souffre pas, il sera toujours un enfant adopté
à traiter avec toute l'attention requise (voir section
postadoption). |
La pire erreur à commettre est de
choisir un d'origine où la couleur de la peau est moins
différente du québécois dit "de
souche parce qu'on pense, "cela ne paraîtra moins
qu'il est adopté". Un enfant adopté locale
est un enfant qui a été abandonné. Il
peut souffrir de troubles de l'attachement. Même s'il
n'en souffre pas, il sera toujours un enfant adopté
à traiter avec toute l'attention requise (voir section
postadoption). |
Note: Cette comparaison ne constitue que l'analyse
sommaire de votre webmestre. Vous êtes invité à
y ajouter votre grain de sel en écrivant. à :

Remarquez que nous n'avons pas de préjugé
pour l'une ou l'autre des deux formes d'adoption. Bien que le
site ait vu le jour en rapport avec l'adoption internationale,
à une époque où l'adoption interne était
rarissime, nous voulons accroître très significativement
notre présentation de l'adoption interne, dans ses aspects
positifs et négatifs. Cette page n'est qu'un début.
Vous êtes invité à participer. |

Les coordonnées des Centres
jeunesse
Le Québec est subdivisé en 18 régions ayant chacune
un Centre jeunesse opérant de façon indépendante.
Voici un lien pour obtenir les coordonnées
de tous les Centres Jeunesse (trouvez votre région et le
Centre jeunesse sous "CPEJ"). Demandez le service d'adoption.
Vous pouvez aussi consulter le site de l'association
des Centres Jeunesse où vous trouverez des liens (signets)
vers les sites de certains des Centre Jeunesse .
NOTES
- La terminologie
En anglais, on utilise l'expression «domestic adoption».
Selon les dictionnaires, l'expression «adoption domestique»
serait correcte, mais on la trouve rarement dans les documents et
il y a comme une connotation péjorative parce qu'on pense à
animal domestique. Nous avons alors pensé utiliser «adoption
interne» au Québec par opposition à «internationale».
Enfin, nous avons trouvé aussi «adoption locale».
Cette expression convient bien au Québec parce que les services
d'adoption interne fonctionnent sur la base régionale du territoire
de chacun des Centres Jeunesse de la province. L'adoption interne
au Québec est donc relativement locale. Dans ce site, on utilise
indifféremment interne ou locale, avec une préférence
pour ce dernier épithète. Enfin, "adoption régionale"
aurait fait un peu curieux.
Notez que, selon la loi québécoise, l'adoption dans
une autre province canadienne est une adoption hors Québec.
Ainsi, les dispositions légales qui s'appliquent à une
adoption en Ontario sont les mêmes que celles qui régissent
l'adoption internationale. On dit donc parfois qu'adopter ailleurs
au Canada est une «adoption internationale»; c'est un
abus de langage voulant dire que les mêmes règles s'y
appliquent. En fait, la loi québécoise ne contient pas
le mot «internationale»; elle traite simplement de l'adoption
d'un enfant «domicilié hors du Québec».
Cette situation est la même ailleurs au Canada. En effet, l'adoption
est de juridiction provinciale. Comme la loi provinciale s'applique
uniquement au territoire de la province, il est alors normal qu'on
distingue l'adoption par le lieu de résidence de l'enfant.
- Les Centres jeunesse
ont pour mission d'offrir des services de protection, des services
psychosociaux, des services d'adaptation ou de réadaptation,
d'intégration sociale, d'accompagnement, de support et d'urgence
sociale pour les jeunes et leur famille et les mères en difficulté
d'adaptation. Ils offrent également des services particuliers
de placement d'enfants en milieu de vie substituts, des services d'adoption,
de recherche des antécédents biologiques, de retrouvailles
et d'expertise à la Cour supérieure pour la garde d'enfants.
L'intervenant qui travaille au service d'adoption a le mandat de faciliter
l'adoption québécoise et l'adoption internationale dans
le meilleur intérêt de l'enfant. Les activités
de ce service sont les suivants :
expliquer le processus d'adoption québécoise et
internationale aux requérants
- évaluer les postulants en adoption québécoise
- évaluer ou faciliter l'évaluation des postulants
en adoption internationale
- recevoir le consentement d'adoption du parent de naissance
- placer et faire le suivi d'enfants en vue d'adoption
Pour en savoir plus: Association
des Centres Jeunesse du Québec
- Références et lectures pour aller plus loin
- Dossier «L’adoption au Québec» sur
Canoë,
Denis Lalonde - 23/11/2001
- Louise Noël, «La réalité des postulants
et des parents impliqués dans un projet d’adoption
de type Banque-mixte» (2001) 7:2 Défi jeunesse 14
aux pp. 14-15.
Disponible sur Internet en format PDF
À la suite de l'article mentionné ci-dessus, on
trouve un texte du Centre jeunesse de Montréal qui s'intitule:
Quelques pièges de la « parentalité Banque-mixte».
- NADEAU, Lise; FOURNIER, Ghislaine. Paramètres cliniques
et légaux pour l’orientation et le suivi des enfants
en famille de la banque mixte. Beauport : Centre jeunesse de Québec,
2001. 52 p. (5413)
- Bibliographie de l'adoption, titres disponibles au centre de
documentation du Centre Jeunesse de Montréal.
Disponible
sur Internet en format PDF
Rédaction: Gilles Breton
© Copyright 1997-
Gilles Breton Tous droits réservés.
Publication:
1998
URL = http://www.quebecadoption.net/adoption/procedures/interne.html
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