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Les organismes agréés au Québec
Au Québec, les «organismes agréés» sont les seuls à pouvoir agir comme intermédiaire en adoption internationale en toute légalité 1. D'ailleurs, le terme «organisme agréé» découle de la loi québécoise pertinente alors que certaines personnes préfèrent utiliser des termes comme «société d'adoption» ou «agence d'adoption». Même si l'adoption privée est encore possible au Québec, la très grande majorité des adoptions internationales se font maintenant par l'intermédiaire des agences. Qui sont ces organismes agréés? Que dit la loi? Comment les contacter? Voici des informations de base au sujet de ces organismes:
Qu'est-ce qu'un organisme agréé?
Ces organismes sont gérés le plus souvent par des parents adoptants à titre bénévole, des gens qui ont grandement à coeur le bien-être des enfants. Les organismes agréés établissent et maintiennent des contacts à l'étranger dans le but d'obtenir des propositions d'enfants pour de futurs parents adoptifs. Certaines agences offrent aussi leurs services à l'extérieur du Québec. Notez que les organismes agréés sont de tailles différentes; certains peuvent réaliser 10 adoptions par an alors que les plus gros peuvent compléter jusqu'à environ 150 adoptions par année. Les modalités de fonctionnement et la qualité des services varient d'un organisme à l'autre mais, grosso modo, l'agence d'adoption typique:
Dans ce processus fort délicat, il y a plusieurs étapes où des problèmes peuvent survenir et, en matière d'adoption internationale, l'imprévu est maître. Pour aider à éviter les conflits possibles entre les sociétés d'adoption et les parents et, plus généralement, pour assurer le respect des lois québécoises et de la Convention de la Haye sur l'adoption internationale, les organismes se sont dotés, après discussion avec le SAI et les associations de parents, d'un code d'éthique. Précisons aussi que, n'étant pas des organismes d'État,
les organismes agréés ne peuvent pas négocier ou
signer des ententes avec les gouvernements étrangers. La loi et les obligations des organismes agréés 1,2
Les articles 71.16 à 71.27 régissent l'octroi, le refus, la suspension et la révocation d'un organisme en adoption internationale. Ils établissent qu'un agrément peut être accordé, de façon temporaire ou permanente, à un organisme qui «a pour mission de défendre les droits de l'enfant, de promouvoir ses intérêts ou d'améliorer ses conditions de vie, afin qu'il effectue pour des adoptants domiciliés au Québec les démarches d'adoption d'enfants domiciliés hors du Québec». Donc, les agences québécoises ne peuvent pas agir dans des dossiers d'adoptants qui résident hors du Québec. Pour obtenir cet agrément, l'organisme doit respecter les conditions déterminées dans un arrêté ministériel. Le ministre peut suspendre ou révoquer l'agrément pour les motifs énoncés à l'article 71.23. Dans le cas où le ministre refuse d'accorder un agrément, la décision doit être motivée et transmise par écrit à l'organisme demandeur; celui-ci dispose d'un droit d'appel devant un tribunal. Le SAI a un pouvoir total sur le nombre et les conditions d'opération des organismes, il peut «imposer toute condition, restriction ou interdiction qu'il estime nécessaire. Il peut en tout temps les modifier et en imposer de nouvelles». Les détails des conditions imposées aux agences sont précisées dans le Arrêté sur l'agrément d'organisme en adoption internationale. En résumé, pour obtenir et conserver son agrément, l'organisme doit:
Notez qu'entre autres l'organisme doit « suspendre les inscriptions, si la situation dans l'État d'origine visé l'exige ou si l'organisme rencontre des difficultés à respecter ses engagements envers les adoptants ou le ministre. II doit aussitôt en informer le ministre». Comment se plaindre? Plus tard, le SAI avait indiqué son intention de créer un comité de suivi du code d'éthique pour entendre les litiges et les plaintes des parents adoptants. Il devait tenter de les résoudre au moyen de la médiation, en soumettant des questions et/ou en émettant des recommandations aux parties. Mais hélas le SAI n'a jamais donné suite à sa promesse. Vous trouverez ici la politique de traitement des plaintes du SAI. Les parents hésitent beaucoup à présenter leur cas problème au SAI, de peur que l'organisme réagisse mal et retarde leur adoption. Cette situation est malheureuse parce qu'elle va à l'encontre de l'esprit du code d'éthique. Il serait inadmissible qu'un organisme use de «représailles» parce qu'un parent présente une plainte. La majorité ne le feront pas et ils percevront votre démarche comme ce qu'elle est: une volonté de résoudre un problème et d'améliorer le service pour tous les parents adoptants. Alors, courage, plaignez-vous, évidemment s'il y a de bonnes raisons et que vos efforts auprès de l'organisme (par écrits et documentés) n'ont pas donné de résultats satisfaisants à vos yeux. Par ailleurs, en tout temps, vous pouvez aussi déposer une plainte auprès du Secrétariat à l'adoption internationale du Québec. Faites-le par écrit. Si un organisme n'agit pas correctement, c'est la responsabilité des parents de le faire connaître au SAI. C'est la responsabilité du SAI de prendre les mesures requises pour corriger la situation. Si vous n'êtes pas satisfait des services du SAI, vous pouvez porter plainte contre celui-ci au Protecteur du citoyen du Québec.
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Gilles Breton Tous droits réservés. Publication: Décembre 1997 |
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