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Les parents ayant adopté
un enfant à l'étranger n'ont pas la tâche facile.
Ils doivent aider l'enfant à trouver son identité alors
qu'il est si différent des autres. Pour vous aider dans cette
démarche, voici quelques points de repère:
C'est en adoption internationale que se pose le plus fortement la question de l'identité. Et c'est surtout à l'adolescence que vont ressortir les problèmes d'identité. En effet, c'est à l'âge de l'adolescence que s'intensifie la recherche de l'identité. Pour Erikson, l'adolescence, c'est une période de recherche, d'introspection et d'exploration à partir de laquelle l'identité surgit.
Que signifie donc «être un adolescent adopté et d'origine ethnique différente»? Tout adolescent doit pouvoir faire un bilan personnel afin de définir son identité. Surgissent alors trois questions:
Le jeune se réfère habituellement à son système familial pour trouver des réponses à ces questions. Être adopté, c'est faire face à deux systèmes familiaux:
C'est ce qu'on appelle le phénomène de la double identité. Pour faire son bilan, le jeune adopté a besoin de points de repère dans son environnement. Alors, l'attitude des parents adoptifs et l'accès à l'information concernant ses antécédents et sa famille d'origine deviennent des éléments qui aideront plus ou moins le jeune à se définir. On a noté un besoin important chez plusieurs jeunes de se réapproprier une histoire personnelle, sans «trou» dans le passé, et dans un processus de continuité.
Être adolescent adopté de nationalité étrangère, c'est pouvoir compter sur une richesse considérable: celle d'avoir 2 pays, 2 cultures, 4 parents. C'est aussi avoir vécu depuis de nombreuses années avec la visibilité de sa situation d'adopté, et avoir pris conscience de sa différence.
Ainsi, pour un enfant adopté à l'étranger, la recherche de son identité, c'est un processus l'amenant à accepter sa différence. Comment les parents peuvent-ils l'aider? D'abord, le premier élément d'identification, c'est le corps. Les parents doivent donc valoriser l'image corporelle. Ensuite, les parents doivent aider leur enfant à apprécier autant ses racines biologiques que ses nouvelles racines adoptives.
En plus de se référer à ses deux systèmes familiaux, le jeune est confronté au système plus large de l'ethnie, de la race. Dans sa démarche d'identification, physiquement, il doit s'identifier à l'ethnie de ses parents de naissance, et socialement il s'inscrit dans la culture de ses parents adoptifs. Qui est-il donc ?
Le jeune intègre nos valeurs culturelles mais projette une image physique différente. Surgit alors le problème de la double identité. Ne pouvant s'identifier entièrement ni à une race ni à l'autre, il doit définir sa propre identité. Le modèle est inexistant, il doit le créer. Ce qu'on conseille aux parents, c'est que l'enfant prenne contact avec des personnes de même origine ethnique. On conseille aussi que les familles multiraciales puissent se fréquenter.
Les parents ont un rôle primordial dans le développement de l'identité. D'abord l'aimer, valoriser sa différence, en être fier, lui donner un sentiment de capacité, un sentiment de compétence, une identité de réussite. Lui donner un sentiment d'appartenance: la famille, l'école, le quartier, ce sont là des points d'ancrage.
Il faut aussi aider l'enfant à assumer son histoire, car le milieu y fait souvent référence. Développer chez l'enfant une force intérieure pour qu'il apprenne à vivre des situations difficiles: être disponible à l'enfant pour qu'il parle de ses difficultés. Voilà autant d'attitudes qui seront sûrement positives pour le jeune.
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