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Comment décoder
les rapports médicaux
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| « Dune manière générale, le Dr Jenista estime que les enfants proposés en adoption daujourdhui présentent un pourcentage élevé de risques médicaux et sociaux. » |
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Aux États-Unis, les cliniques médicales spécialisées en adoption sinquiètent de laugmentation des risques dus aux antécédents sociaux et médicaux. Ils encouragent les futurs parents à consulter les informations disponibles dans les publications, les cassettes audio et vidéo, sur Internet et à suivre des ateliers.
Il existe 24 cliniques médicales spécialisées en adoption aux USA (la plus proche de la Colombie britannique se trouve à Seattle et est dirigée par le Dr Julie Bledsoe) 2. Les pédiatres de ces cliniques évaluent la santé de lenfant grâce aux données fournies au moment de la proposition, et complètent le profil par une évaluation lors de larrivée de lenfant. Le Dr Jenista a compilé les données médicales de plus de 5 000 enfants de 20 pays différents proposés en adoption. Elle a constaté que le nombre de familles qui refusent les premières propositions augmente. Voyant que certains enfants ne sont pas adoptés pour des raisons médicales ou par manque dinformations, elle a basé son travail sur le nombre d'enfants proposés en adoption, et non sur le nombre darrivées aux USA.
| Note du webmestre: Les données contenues dans ce texte proviennent de l'expérience d'un médecin américain. Elles peuvent être plus ou moins éloignées de la réalité québécoise. |
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80% des rapports médicaux proviennent de lancienne Union soviétique. Les parents ayant reçu des propositions d'Asie, d'Afrique, d'Amérique Centrale et dAmérique du Sud ne demandent pas autant de rapports. Le Dr Jenista estime que les parents réclament un rapport lorsquils soupçonnent un problème, elle a constaté que peu de demandes émanent des parents adoptant en Chine. Dans 14% des cas, un enfant refusé est proposé une seconde fois à une autre famille. En moyenne, les familles émettent 2 refus avant daccepter un enfant. 60% des enfants proposés ont moins d'un an; 20 % ont moins de cinq ans tandis que 20 % ont plus de cinq ans. Les fratries font lobjet de 10% des propositions.
Linformation médicale fournie par la chine est très mince. Les rapports se limitent à des séries de cases cochées visant à indiquer que tout est normal. Les pédiatres souhaiteraient une information plus détaillée. La Russie, quant à elle, envoie souvent une vidéo de l'enfant. Utile pour détecter le syndrome d'alcoolisation foetale (SAF), la vidéo peut également donner des indices sur le comportement de l'enfant, et aider à confirmer ou infirmer les conclusions du rapport sur le développement. Par exemple, si on constate sur une vidéo que lenfant louche, alors que ce nest pas signalé dans le rapport médical, les parents sont en droit de se demander si dautres élément ont été omis.
En ce qui concerne les enfants d'Asie, d'Amérique du Centre et dAmérique du Sud, les principaux problèmes diagnostiqués sont la malnutrition (19 %), l'hépatite B (18 %), la petite taille du périmètre crânien (11 %), un poids de naissance inférieur (10 %), la naissance prématurée (10 %), la paralysie cérébrale (9 %) et d'autres anomalies congénitales (8 %). D'une façon générale, ces diagnostics sont mentionnés au moment de la proposition et les parents veulent connaître leurs implications. L'utilisation par la mère de drogue, SAF, la malaria et la syphilis sont rares chez les enfants qui viennent d'Asie.
Les enfants de lex-URSS sont abandonnés dans des orphelinats pour diverses raisons: la plus courante est le manque de ressources financières des parents, suivie de près par le statut de célibataire. Il arrive également que des parents ayant déjà de nombreux enfants choisissent de les placer dans des orphelinats. Le manque de ressources avant la naissance, la syphilis et l'abus d'alcool ont également été cités. Curieusement, toutes les propositions denfants de l'ex-URSS mentionnent un diagnostic d'encéphalopathie périnatale ou d'affectation périnatale du système nerveux central. Ces diagnostics sont authentiques et sont établis de bonne foi par les médecins locaux; cependant, ils ne veulent rien dire pour les pédiatres nord-américains. Par contre, on soupçonne d'autres problèmes comme le SAF (3%), fetopathy alcoolique (2%, même chose que SAF), le rachitisme (41%), lhypermétropie (déficit de la vision de loin, 17%), et la dysplasie de la hanche (11%).
Dune manière générale, le Dr Jenista estime que les enfants proposés en adoption daujourdhui présentent un pourcentage élevé de risques médicaux et sociaux. Les rapports médicaux sont souvent incomplets et difficiles à interpréter. Ils comportent cependant des données sociales et médicales valables. Lévaluation avant adoption permet aux familles dévaluer les inconnues en jeu dans un type particulier d'adoption, mais il nen reste pas moins que des efforts importants sont encore à faire pour améliorer la fiabilité de linformation médicale.
En Colombie Britannique, pour obtenir un avis sur la probabilité de SAF chez un enfant proposé, il est possible de soumettre une photo ou un vidéo au réseau de soutien SAF (604-589-1854).
Auteure: Helen Mark
Référence
Enfants exposés aux drogues ou à lalcool en période prénatale : Weighing the Risks of Adoption, par Susan Edelstein, un des seuls livres qui aborde le sujet en se concentrant sur les résultats de l'adoption. À la librairie AFABC ou chez les éditions Odin. Prix : 19,95$. Appelez le 1-800-223-6346
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